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Il est des milieux où l'éveil des consciences aux problématiques environnementales tarde à éclore. L’industrie de la transformation du poisson ne manque pas à l’appel. Une question de manque d’accompagnement et de moyens, clament les professionnels.

A contre courant des schémas établis, les Jardins de l’Océan ont donc choisi d’inverser la tendance. Dès la création en 2016, la société affiche sa sensibilité écologique. Elle continue d’essaimer depuis dans toutes les sphères de l’entreprise.

Il court, il court, le circuit-court

C’est en tout cas la mission que s’est fixée Mélodie Lesage, en charge du bio, des circuits-courts et de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) aux Jardins de l’Océan. “Ecolo dans l’âme”, la jeune femme a fait de la valorisation du travail des producteurs locaux, et du développement d’'une politique environnementale collective au sein de l'entreprise, ses chevaux de batailles.

D’abord, il y a eu la volonté de promouvoir une démarche locavore et de tisser des liens en proximité. Cela tombe bien, Capécure et les environs regorgent de belles références.

Pour les matières premières, bien qu’il soit “plus difficile de se fournir dans l'Hexagone”, les Jardins veillent à privilégier l’Europe et “les fournisseurs respectueux du bien-être animal”. Le saumon vient de petites fermes d’élevage en Ecosse et en Islande. L’omble chevalier, la truite et le bar, de France (Bretagne, Cannes, région d’Annecy).

L’ensemble de la gamme de produits est garantie sans OGM, sans conservateur, sans colorant, ni arômes artificiels. Enfin, une large partie est certifiée bio.

Patrice à Muchedent dans sa pisciculture de Bretagne

Faire adhérer toute l’entreprise “aux bons réflexes”

Du côté des contenants, les Jardins ont encouragé le recours à des bocaux en verre pour l’ensemble des conserves et à un système de consigne, qui favorise les petites portions et limite le gaspillage. Les plaquettes de poissons sont quant à elles en carton recyclé. Un moyen de contrer le tout plastique, “même si tout ne peut pas être parfait ”, concède Mélodie.

Au-delà de l’étiquette, la volonté affichée est aussi de “créer une cohérence en interne”: “de la production à la valorisation des déchets, en passant par la vie quotidienne au bureau, on essaie d’appliquer les bons gestes à toutes les échelles de l’entreprise”.

Pour preuve, plusieurs mesures ont été mises en application dans les locaux: location d’une partie des meubles, tri des déchets, utilisation raisonnée de l’eau et de la lumière, installation d’un moteur de recherche éco-responsable sur les ordinateurs. “Je me dis qu’en prenant les bons réflexes au travail, les employés auront l’idée de les appliquer aussi chez eux”.

 

Couronnée “projet pépite” par l’Agence de la Transition Ecologique (ADEME) et Label PME+ à l’automne 2020, les Jardins vont prochainement s’atteler à la mise au vert de l’appareil de production.
Une opération qui devrait, à court terme, alléger la note de la consommation énergétique d’au moins 20%.“Parce que les chiffres sont parfois plus parlants que les mots pour convaincre les derniers récalcitrants”.

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