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Notre rencontre s’est faite à la fin du mois de juillet, à la charmante galerie Oyat, avenue de la Concorde à Hardelot, où elle expose pour la troisième fois. Le contexte est idéal : il fait beau, la porte du local reste ouverte, et un flux régulier de touristes et d’autochtones vient admirer spontanément l’univers coloré et poétique de l’artiste peintre Delphine Lefebvre.

A la fin de l’après-midi elle m’accorde volontiers du temps pour parler de son travail, avec beaucoup de gentillesse et de délicatesse, signes que l’on retrouve dans ses créations. Mon point de départ pour engager notre conversation était sa présence aux Fêtes de la Mer, où elle a eu l’opportunité d’exposer ses œuvres sur le stand des Jardins de l’Océan. « Frédéric Beauvir m’a proposé gentiment de partager leur espace durant ces quatre jours, juste avant mon exposition à la galerie Oyat. J’ai accepté avec plaisir ! L’ambiance et l’accueil ont été vraiment très chaleureux et le public au rendez-vous. Je l’avais rencontré avec son épouse l’année dernière lors des dimanches gourmands toujours à Hardelot, et il avait flashé sur mes toiles de marins pour ses bureaux de Boulogne-sur-Mer »

Delphine s’est lancée il y a une quinzaine d’années maintenant avec le soutien de son époux et les encouragements d’amis et de proches, qui depuis toujours appréciaient beaucoup ses créations. « J’ai toujours aimé dessiner, et cela aussi loin que je m’en souvienne, mais pouvoir se lancer est un sacré saut dans le vide ! Je l’ai franchi à un moment dans ma vie de famille qui nous a semblé opportun, et c’est une décision heureuse puisque je me consacre totalement à ce qui me passionne ». Dans son atelier en métropole lilloise à Wervicq, elle peint à l’acrylique sur toile mais aussi sur bois, travaille au couteau, à la feuille d’or, et aime plus loin coller des papiers qu’elle chine. Ces alliages produisent un ensemble délicieux, empreint d’enfance et de souvenirs de vacances. Elle y associe volontiers des éléments naturels, comme le bois flotté, qu’elle ramasse hors saison au cours de balades sur la plage.

Sa marque de fabrique c’est la sardine, ce qui l’a fait connaître, et dont le motif sied si bien au littoral. Elle a en réalité commencé par les fleurs, et a au fil du temps développé différents thèmes, qui animent ses toiles. Personnages et paysages urbains portent la marque de son style, avec un geste graphique reconnaissable, et des couleurs vives, qui inspirent une gaité très remarquable.

Les marins, mais aussi les filles en costumes et bonnets de bain façon années 20, font partie maintenant de sa signature. L’artiste nourrit un goût particulier pour l’architecture, qui s’affiche au travers de plusieurs tableaux, où elle pratique l’accumulation de maisons ou d’immeubles. Plus loin, la passion des voyages surgit dans l’utilisation de tons plus chauds (Série thé et épices). Des univers différents qui donnent envie d’accrocher les œuvres au gré des envies. « Après les mois que nous avons vécu au rythme des confinements, il est évident que l’appel des couleurs, du voyage, de la mer, a parlé à tout un chacun et l’envie de vivre le dépaysement par un tableau a été forte ». Et il est vrai qu’en observant et en écoutant tous ceux qui la rencontrent à la galerie, on comprend ce que chacun vient s’approprier, un petit bout de bonheur, de créativité heureuse, qui lorsqu’il s’affichera dans un appartement de vacances ou dans le salon d’un citadin, sera le point de départ immédiat d’une douce rêverie.

Pratique : Allez découvrir toutes les œuvres sur le site de l’artiste, mais aussi via sa page Facebook et son compte Instagram. L’atelier à Wervicq est ouvert toute l’année sur rendez-vous. Notez que cartes postales et illustrations sont aussi disponibles et vous permettront de vous accorder à petits prix l’univers de l’artiste.

 

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